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Montagnes Pourpres
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Les Montagnes Pourpres vues du Vallon des Crêtes...

Les Hauts Murs...
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Les Nains
Lorsque les Nains descendirent de leurs Montagnes Pourpres pour gagner les
terres du Sud, il y a très longtemps de cela, ils firent halte dans les
Collines de Buffe-Vent pour y monter un camp qu’ils appelèrent Cîmenkre, le
Cœur de la Colline. Par la suite, ce lieu devait servir d’étape de
transition pour leurs caravanes qui ne cessèrent, depuis, de troquer leurs
marchandises. Ils échangeaient le minerai des montagnes et les cristaux de
stockage qui constituaient, après le fer, leur seconde richesse contre des
vivres et des équipements de survie.
A
l’inverse du peuple Elfe, les Nains de la Vallée des Larmes grandirent en
nombre et en puissance parce qu’ils vivaient dans des grottes profondes, à
l’abri des montagnes où nul n’osait venir les déranger. Mais pour
survivre, ce fut une nécessité, pour eux, d’aller chercher de la nourriture
dans les régions avoisinantes. Dans un premier temps, les hautes forêts de
Zachabâl leur fournirent de quoi
manger car, même si les Nains n’étaient pas de bons chasseurs, la faune était
riche dans cette contrée et les êtres intelligents n’étaient pas nombreux
à venir l’importuner. Les pentes forestières de Zachabâl formaient un
terrain sauvage où même les Elfes, en nombre plus au nord, ne s’aventuraient
qu’en cas d’extrême exigence de leur culte.
Dans
la Vallée des Larmes, la chasse était impossible. A l’ouest, la plupart des
animaux désertaient les Collines de Buffe-Vent car la vie est beaucoup plus
facile dans les plaines où l’eau coule en abondance. L’Est était toujours
colonisé par les Trolls depuis la fondation de leur capitale, la Forteresse de
Plomb. De ce fait, les Nains les plus téméraires se lancèrent dans une opération
d’envergure, où le commerce minéral devait constituer l’élément clef de
leur survie.
Peu de races furent hostiles à leur venue dans les collines car le Sud
était en guerre, et le bronze et le fer, surtout, permettaient de produire des
armes, des armures et des boucliers. Le commerce, le marchandage et le troc
prirent une dimension importante dans cette partie de la Vallée et le peuple
Nain n’eut plus jamais à souffrir d’un manque de vivres. Leurs demandes
s’étaient même diversifiées. Ils recherchaient certaines gemmes précieuses
que la montagne ne pouvait leur fournir ou d’autres équipements encore, comme
les robustes chevaux de la Marche qui servaient à conduire leurs caravanes.
Au fil des années, les Nains vinrent de plus en plus nombreux de leur
montagne, et s’installèrent dans les Collines de Buffe-Vent. Cela facilitait
leur commerce qui s’était étendu jusqu’aux principales cités du pays.
L’inverse était vrai aussi : les Hommes s’étaient rapprochés des Nains
voyageurs afin d’assurer eux-mêmes le transport de la marchandise et diminuer
ainsi les frais des tractations. Au Nord-Est de la Vallée des Larmes, dans les
Collines de l’Ours, ces deux races cohabitaient dans de nombreux bourgs
souvent fortifiés. Les gens vivaient au rythme du commerce, attendant l’arrivée
des caravanes pour acheter, vendre ou troquer des marchandises qui traversaient
tout le pays.
Pour
beaucoup, Cîmenkre représentait la capitale commerciale de toute cette région.
En fait, au cours des siècles, la ville s’était scindée en deux cités d’égale
importance aux yeux des Nains, séparées par La Rivière. A l’ouest, au-delà
du Gué de la Combe, Enkre restait une enceinte close et interdite aux étrangers
à cette race. Là demeuraient les secrets du peuple Nain et de leur culte Dariès.
Seuls les marchands qui servaient la puissance de cette divinité avaient accès
aux richesses d’Enkre, fruits d’un dur labeur que seul un Nain pouvait
envisager de stocker en vue d’une utilisation future.
A l’Est, en bordure du Canal du Ver se dressait Cîme, la cité
marchande dont le rôle n’avait pas changé depuis des centaines d’années.
La ville n’était pas très grande si bien que les gens et les chevaux
formaient une densité anormalement élevée dans ce lieu qui n’avait pas été
étudié pour s’étendre facilement.
Extrait du tome 1