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Altaïr
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Altaïr se confie
"D'accord, d'accord, je suis le plus jeune de la troupe ; mais ce n'est pas une raison pour toujours me rabrouer. J'ai fêté mes quinze ans la saison dernière et on me prend toujours pour un gamin ! Je pense que les autres ne me font pas confiance et qu'ils préfèreraient voyager sans moi. C'est vrai, j'ai fait quelques bêtises..."
"Cette nuit maudite où les Trolls sauvages nous ont attaqués dans les Collines de l'Ours, Amar m'a demandé (ordonné ?) de monter le camp autour du feu qu'avait fait naître la magie de Pémolen et... j'ai enflammé notre tente principale ! ... Cet abri nous encombrait depuis le départ de Cîme et, de toute manière, nous n'en avions guère besoin : c'était l'été."
"Le lendemain, ce fut au tour de Pémolen de me secouer les bretelles. Je ne savais pas qu'il ne fallait surtout pas le déconcentrer (l'interpeller !) pendant qu'il tentait de focaliser un sortilège de Soin !"
"Nous avons fini par récupérer le talisman. Je me suis battu avec mes amis. J'ai donné mon sang ; j'ai vu des Nains mourir à quelques mètres de moi... et pourtant on me parle toujours comme si j'avais six ans !"
"De plus, j'ai la nette impression que la chance n'est pas de mon côté. Je ne suis pas né du bon côté des montagnes comme se plaît à me le répéter Amar. A Cîme, lors de notre séjour bien mérité à l'auberge du Roc, le pot de bière empoisonné sembla concocté spécialement pour moi. Lorsque Pémolen se décida à me soigner (car il avait mis un temps fou à croire à mon mal de ventre), je fis tout mon possible, cette fois, pour ne pas le déconcentrer !"
"Tout ça, c'était avant notre départ de la cité des Nains. Le voyage vers les Collines Blanches fut, pour moi, une malédiction. Nurem manqua de se noyer au Gué de la Combe. Mais l'intrépidité de Carven lui sauva la vie. Moi, personne ne se soucia de savoir si je savais réellement nager. J'avoue ne plus me rappeler le nombre de tasses que le fleuve m'a servies ce jour-là."
"Les rations des Nains, c'est bien un jour ou deux. Mais après une bonne semaine de voyage, je vous dis pas..."
"J'étais malade, mon nez était une vraie fontaine, je toussais et je portais ma tête comme une enclume. Pensez-vous que, vu mon état, les chevaux auraient accepté de porter mes affaires ? Non, Inora s'y opposa formellement."
"Je ne suis pas un Nain ! Personne ne m'a jamais appris l'escalade en tout cas. Un vrai poids mort, un sac à patates : voilà ce que j'étais pendant l'ascension de la montagne des Bawals."
"Mon premier et unique combat contre les Troloss, eh bien... je préfère ne pas revenir là-dessus."
"Ce qu'Amar n'a jamais admis, c'est qu'il crevait de trouille autant que moi avant d'entrer dans la caverne de glace. Il fallait quelqu'un pour surveiller nos affaires : je me suis désigné. Si Amar avait fait de même, il s'en serait sorti... Pauvre Amar."
"Valka Dréa, la Grande Salamandre, veille maintenant sur Amar. Pierre Qui Se Mouille dit, qu'un jour, mon ami renaîtra de ses cendres. Je le crois et j'espère être là pour voir ça !"
"Amar m'a toujours traité de gosse mais il me respectait un minimum. Tandis que ce Von Köln... Cet homme me fait peur même s'il connaît parfaitement son affaire. Je lui préfère de loin Cartoul. Le guerrier du vent me fait rire. C'est pourquoi, je n'ai pas hésité une seconde à embarquer avec lui et Printhal pour rejoindre le fort de Kent avant les autres."
"Je n'ai jamais connu autant de joie que pendant ce voyage vers le sud. J'ai dormi des jours entiers sur le radeau. Cartoul ne m'a laissé manier l'embarcation qu'une seule fois. Il a très vite compris que mes zigzags incessants allaient nous faire perdre un temps précieux. Printhal est très gentille avec moi. Elle est très jolie aussi..."
"Au fort, j'ai une chambre pour moi tout seul ! Je sais que Cartoul essaie de me dégoter un travail auprès des marchands. Ce bonhomme ne doute de rien !"
"Les choses changent ; les gens changent. Tout au fond de moi, je le sens, je deviens un homme... Un jour, je prouverai que je vaux quelque chose."